
Dans les champs aussi, ça bouge. Un des critères de mesure les plus importants est la diversification des cultures. En 2004, les agriculteurs de 17 associations ont engagé leur ferme sur la voie de la diversification. 151 fermiers de 9 associations ont suivi des formations sur l'importance de la diversification des cultures tant sur la préservation de la biodiversité que sur la sécurité alimentaire. De plus, les agriculteurs de 3 associations ont été formés à la gestion de fermes d'essais et de techniques de culture et de croisements de plantes.
En ce qui concerne les cultures de rente, un groupe de producteurs de soja a suivi une formation en transformation du soja en différents produits à plus forte valeur ajoutée. Des agriculteurs de 7 associations ont été formés à l'élevage et à la gestion de poulaillers. Les fermiers de 12 associations ont, quant à eux, reçu des notions de production et de transformation d'herbes médicinales et, de façon plus générale, les agriculteurs de 15 associations se sont penchés sur la transformation des produits alimentaires.
L'année 2004 a également vu l'installation de processus et d'équipements tels qu'une unité de transformation du sucre brun, des concasseurs de cacahuètes, de noix de coco, de café et de riz, et un extracteur de jus de canne à sucre.
Des tests de contrôle de qualité des produits dérivés du soja, des cacahuètes et des bananes ont été mis au point.
Des études de marché ont été réalisées. De nombreux plans stratégiques, procédures, règlements internes, évaluations, plans financiers ont émaillé l'année 2004. Tout est prêt pour que, dès 2005, l'aventure continue par ses propres moyens.
En parallèle, il a fallu tenir compte du contexte d'insécurité du pays. Les organisateurs locaux et les leaders des communautés se sont rencontrés afin de partager leurs expériences en termes de violations des droits de l'homme. Les participants à ces rencontres ont reçu des informations sur les moyens de résister à de tels problèmes, de les documenter et de les faire parvenir aux médias: expulsion de villageois, effets environnementaux dévastateurs des activités minières, problèmes d'accès aux ressources naturelles, expulsion des zones côtières au profit d'activités d'écotourisme, abus militaires et disparitions, même s'ils sont toujours le lot quotidien des paysans, ne se pratiquent plus impunément dans la région.
Pour plus d'infos, voir : ASBL Quinoa