Sans vouloir être misérabiliste, il faut bien reconnaître que le contexte dans lequel évolue la Coopcarmo est extrême.
Le projet se situe au Brésil, l'un des pays au monde où les écarts de richesse sont les plus grands. Le Brésil, pays d'anciens esclaves et d'anciens colons dont l'histoire pèse encore sur l'actualité.
Une première frontière
Le projet se situe dans un quartier populaire d'une ville moyenne située dans la banlieue de la mégapole Rio de Janeiro. A l'intérieur de cette ville, une frontière existe entre les quartiers urbanisés aux routes asphaltées et aux égouts entretenus et les autres, faits de terre battue et de terrains vagues où fleurissent les squats. C'est bien de ce côté-là de la frontière (photo frontière) qu'est née la Coopcarmo.
Une deuxième frontière
Plusieurs maux sévissent de ce côté : la violence, les ravages de l'alcool et de la drogue, le patriarcat, le sida, la pollution, etc. Les emplois sont rares, les entreprises inexistantes. C'est pourtant là qu'est née la Coopcarmo. Et ce faisant, c'est à tous ces maux qu'elle s'attaque.