Cette action de récupération et de vente de matériaux recyclables provient d'une initiative mise sur pied par un groupe defemmes d'un quartier populaire (San Juan de Dios) du District -arrondissement-Jacobo Hunter de la ville d'Arequipa.
Ce groupe d'une trentaine de femmes gèreun « comedor popular » -cantine populaire- qui a pour but d'offrirchaque jour à ses membres ainsi qu'aux personnes des quartiers qui en ont leplus besoin, un repas équilibré à un prix modique. Pour cela il reçoit une aidede la part de la Municipalitéprovinciale d'Arequipa.
Comme les donations d'ingrédients sont parfois aléatoires, ces femmes ont eu l'idée de générer une source de revenuscomplémentaire afin que leur cantine soit plus autonome.
L'activité économiquechoisie et mise en œuvre consiste à collecter, trier et vendre les résidusnon organiques produits par la population locale, ce qui aura aussi pour effetd'améliorer l'environnement des quartiers concernés.
Pour la première phase de leur projet, à savoir instruire la population pour qu'elle prenne l'habitude de séparer à domicile ses déchets en deux catégories (la partie organique et la non organique), ces femmes ont su capter l'aide d'étudiants des HEC (Hautes Etudes Commerciales) de Liège et de la Faculté d'Ingénierie des Matériaux de l'Université National San Agustin (UNSA) d'Arequipa pour faire des campagnes de sensibilisation dans leur quartier.
Pour les aspects techniques liés au tri des déchets et en particulierdes plastiques, elles ont pu compter sur cette même Faculté de l'UNSA et enparticulier une association de professeurs (ECOCENTRO).
Enfin, pour ce qui est de la collecte à domicile, elles ont réussi à obtenir l'aide de la Municipalité distritale de Hunter qui a mis a leur disposition un camion et du personnel pour ramasser une fois par semaine les sacs de déchets non organiques et les déposer dans leur « centre de tri », un terrain mis a leur disposition par la même Université.
