Le modèle de l'économie oasienne est variable selon les ressources locales, naturelles (l'eau, le sol, le climat) et humaines (les traits de la culture, la volonté et la capacité d'adaptation des hommes, leurs goûts et leurs besoins). De l'Asie centrale au Sahara, des chapelets d'oasis se sont développés avec des fortunes diverses depuis trois millénaires. Au nord du Mali, l'administration coloniale n'avait lancé que quelques timides essais ; la palmeraie de Tessalit en est un vestige.
Les grands traits de ce modèle de développement sont:
- la création d'un microclimat par la stratification végétale, des plantes légumières aux arbres fruitiers et aux palmiers dattiers;
- l'association de l'agriculture à une forme d'élevage intensif, valorisant les productions végétales (fanes, plantes fourragères) et fournissant lait, viande, bouses pour le compost, et travail;
- la maîtrise d'un système hydraulique simple, durable, et peu coûteux (puits, exhaure, bassins, rigoles);
- la fixation d'un noyau de population autour des jardins, permettant un embryon de vie villageoise (école, dispensaire, boutiques, marché).