Pérou- Arequipa

2e ville la plus peuplée du Pérou, Arequipa est située à 2.500 mètres d’altitude.

Problématique

La gestion et le traitement des déchets sont défaillants. Ils sont souvent mélangés avec des résidus dangereux et s’accumulent dans des décharges à ciel ouvert, polluant l’air, l’eau, le sol et le sous-sol !

Des recycleuses à l’assaut d’Arequipa

« Ciudad Blanca »

Arequipa, dite la « Ville blanche », a des attraits touristiques indéniables. De magnifiques bâtiments en pierre blanche volcanique y entourent de petites cours ombragées et des places verdoyantes inondées de soleil.

Une blancheur… relative

Dès qu’on s’intéresse aux zones plus éloignées du centre-ville et de ses parterres taillés au fil du rasoir, on peut tomber sur des dépôts d’immondices qui dépassent l’entendement. Arequipa est en effet  le réceptacle d’une grande pauvreté environnementale… et humaine.

Un groupe de femmes relève le défi

En 2008, Autre Terre débute l’accompagnement d’une cinquantaine de recycleuses désireuses de s’attaquer à la question des déchets (papier-carton, verre, plastic… tout sauf des déchets de nourriture) pour qu’ils deviennent sources de revenus et non de pollution. Au fil du projet, plusieurs avancées sont à recenser:

  1. les femmes sont portées vers une amélioration de leur estime personnelle. Cela est crucial dans un pays où l’acte héroïque de s’occuper des déchets est davantage considéré comme une tare.
  2. L’Association des Femmes Ecosolidaires est fondée.
  3. un terrain est acheté pour y réaliser un atelier de tri et de stockage,
  4. des campagnes de sensibilisation permettent de mobiliser un grand nombre de foyers afin qu’ils donnent leurs déchets (ou plutôt : leurs résidus solides) de façon hebdomadaire,
  5. des ventes de résidus triés sont effectuées  par les groupes de femmes via des intermédiaires.

Ce projet entrepreneurial améliore aujourd’hui le revenu et les conditions de vie de 50 recycleuses.

Mais il y a moyen de faire beaucoup mieux.

Pour qu’elles puissent avoir un revenu stable et une activité plus rentable et professionnelle, les 6 groupes dans lesquels elles sont réparties doivent apprendre à travailler ensemble de façon efficiente, à négocier ensemble auprès des partenaires publics et privés puis enfin, à vendre ensemble.

Pour y parvenir, en 2017, Autre Terre, son coopérant ainsi qu’un coach local poursuivent l’accompagnement des femmes écosolidaires pour permettre à ces femmes d’avancer vers:

  1. l’autonomisation de leur structure,
  2. la mise en oeuvre de leurs premières phases de mécanisation (presse, tapis roulant, élévateur…) et de transformation,
  3. des routes de collecte spécifique au sein des entreprises et enfin,
  4. des ventes directes des produits triés aux entreprises transformatrices en évitant les intermédiaires.

 

Associacion Mujeres Ecosolidarias | Femmes Ecosolidaires (Arequipa)

La collecte des déchets de façon associative à Arequipa ? Ce sont les récupératrices de l’Association des Femmes Écosolidaires qui la mène.

Celle-ci met en réseau les différents groupes qui réalisent la collecte, le transport, le tri et la commercialisation des résidus solides.

Elle fait également un travail de plaidoyer à Arequipa pour une meilleur gestion des résidus solides des communes et gère un atelier de tri qui se mécanise peu à peu afin de professionnaliser sa production.

 

Localisation

Arequipa, Pérou